Après une petite escale à Mandalay histoire d'encrasser nos poumons (pollution et poussière sont plus que jamais présentes à l'approche de la saison sèche), bus de nuit (de taille asiatique = 0 espace pour les jambes) direction: le lac Inlé.
Trois jours passés au lac Inlé... un peu sur l'eau, un peu sur les routes (à vélo... si si on est des sportifs: sauf dans les cotes!). Un coin mignon mais qui commence déjà à être bouffé par le tourisme: des tas de bateaux à moteur qui sillonnent le lac en suivant le même itinéraire, une immense boutique avec 4 femmes-girafes (femmes Padaung) qui font pot-de-fleur à l'entrée pour qu'on les prenne en photo, un marche flottant qui ressemble plus à un tas de boutiques flottantes (barques partant à l'abordage des bateaux à touristes... la piraterie des temps modernes!), des temples qui font plus office de points de vente que de lieux de culte et j'en passe. Un petit air de déjà vu... la proximité de la Thailande sans doute. Au cas ou vous en douteriez, le lac Inlé: on n'a pas vraiment aimé.
Photo ci-dessus: Fredy et Floriano (un suisse italien) lors de notre tour en bateau en touriste.
Je clorai ce chapitre par un petit coup de gueule concernant les femmes-girafes, objets d'un véritable commerce touristique. Car oui, l'ethnique, aujourd'hui, qu'il soit chic ou choc, ça se vend; et ça se vend plutôt bien. Petit topo sur les femmes-girafes: une fillette Padaung se verra poser son premier anneau entre 5 et 9 ans, puis un anneau sera ajouté chaque année jusqu'au jour du mariage. A l'origine critère de beauté, les anneaux sont aujourd'hui devenus critère de monnaie: voyant l'argent que pouvait générer de telles 'attractions', certains Birmans et Thailandais peu scrupuleux ont enlevé ou acheté des femmes et des jeunes filles afin de pouvoir les exposer dans des boutiques de souvenirs ou pire, dans des camps de réfugiés à la frontière thaïlandaise. Et oui, il est possible aujourd'hui de payer un tour organisé pour visiter un camp de réfugiés ou les femmes Padaung sont censées vaquer à leurs 'occupations' dans un village factice (le camp de réfugiés ce n'est pas un décor assez 'ethnique' et encore moins esthétique pour une photo qui ait l'air authentique). Rassurez-vous, pour le prix: bus climatisé, décor soigné, photos avec sourires forcés et souvenirs impérissables assurés. Un safari culturel pour aller chasser appareil photo en main des femmes-girafes derrière les anneaux de leur cage... ça vous tente toujours?
Les camps de réfugiés... quelques mots sur une réalité moins vendeuse: si vous voulez vraiment voir un camp de réfugiés qui ne ressemble pas à Disneyland... essayez d'aller à celui qui se trouve près de Mae Sot, là ou le touriste n'est pas attendu (ni invité). Quand vous vous serez fait arrêter par la police ou les militaires et qu'on vous aura gentiment prié de rebrousser chemin (comprendre: on vous aura clairement ordonné de faire demi-tour et ceci avec escorte) alors oui, vous comprendrez que ce qu'il se passe dans les camps de réfugiés ne fait pas la fierté du gouvernement thaï. C'est certain, on ne vous proposera aucun tour organise pour aller visiter ces camps ou les gens crèvent de faim et ou les sanitaires sont inexistants.
Der See gehört zweifellos zu den best besuchten Spots in Burma. Zum einen ist hier das Wandern ganz gross angesagt, zum andern liegt der See inmitten der Berge wunderbar idyllisch. Für uns ist es wohl der letzte Spot vor Rangoon und vor unserer Rückreise.
Wir nehmen es dementsprechend sehr gelassen. Eine Erkundungstour mit dem Fahrrad am See entlang, eine kleine Bootstour zu den schwimmenden Gärten und den Dörfern inmitten des Sees. Wir lassen es uns gut gehn und geniessen die netten Menschen nochmals in vollen Zügen.
Wir verstehen gut warum so viele Leute hier her kommen um sich die Szenerie anzuschauen, trotzdem unser Highlight in Burma steht fest: Kyaukme!!